Louanges à Allah
Celui qui veut participer
à la création d'une société en y souscrivant des actions doit s'assurer de
la licité de ses activités et de ses ressources financières .Car il n'est
pas permis de souscrire des actions dans une société qui mène de activités
illicites (relatives) à l'usure, aux jeux de hasard, à la prostitution, etc.
Il n'est pas permis non plus de souscrire des actions dans une société qui
mène des activités licites, mais emprunte ou octroie des prêts assortis d'intérêts.
Car l'action représente une part du capital de la société. Et l'actionnaire
est (implicitement) associé à toute transaction de la société. Et l'administration
de celle-ci fonctionne en tant que composante de l'entreprise agissant au
nom des actionnaires.
Il s'agit d'affirmer que tout
acte interdit tel l'octroi d'un prêt à intérêt entraîne un péché pour le souscripteur
puisqu'il est un actionnaire. C'est pourquoi l'on doit contester cela et quitter
la société si elle persiste à mener des transactions illicites.
Pour le cas en question, le souscripteur
peut rester dans la société jusqu'au moment où il aura constaté que la société
contracte des prêts à intérêt. Dans ce cas, il devra vendre ses actions; que
cela se passe avant ou après le lancement de la campagne officielle de souscription
au capital de la société.
Tout musulman craignant
de tomber dans l'usure et d'en subir les conséquences néfastes doit déclarer
son attitude vis-à-vis de la société et sa détermination à la quitter au cas
où elle contracterait un prêt à intérêt. Il faut que cette attitude soit portée
à la connaissance du public pour acquis de conscience et pour donner un conseil
aux dirigeants de la société dans l'espoir qu'ils reviendront sur leur décision
de contracter le prêt incriminé. Il est bien connu que certaines banques islamiques
peuvent mettre à la disposition de la société des liquidités appropriées par
le biais de contrats légaux pouvant dispenser les intéressés de recourir à
des pratiques illicites.
Nous avons bien dit que l'intéressé
doit revendre ses actions après avoir constaté que la société mène des opérations
usurières parce que le maintien de ses actions dans ce cas revient à aider
les dirigeants de la société et à les soutenir. Son départ et celui des autres
gens de bien comme lui, serait un rappel et un conseil pour la société, comme
il a été dit précédemment.
Le fait pour l'intéressé
de rester dans la société jusqu'à ce que celle-ci contracte effectivement
un prêt à intérêt est une participation à l'établissement d'un contrat usurier
et illicite. Or le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) a maudit
celui qui se nourrit des revenues de l'usure, celui qui les produit, celui
qui les enregistre et ceux qui les attestent en disant qu'ils sont tous pareils.»
(rapporté par Mouslim, 1598) Extrait d'un hadith de Djabir (P.A.a)
Nous avons transmis
au Dr Muhammad al Usaymi (Puisse Allah le préserver) une question ainsi formulée:
«…» Quelqu'un a acheté des actions avant le début de la souscription (officielle)
au capital d'une société. Puis il a appris que la société allait contracter
un prêt assortis d'un taux d'intérêt. Doit il revendre ses actions tout de
suite ou attendre que la société contracte effectivement le prêt en question
ou agir dès qu'il connaît la date précise de l'opération?
Il a répondu en ces
termes : « Par scrupule, l'on peut se retirer avant la demande de prêt. Mais
il devient obligatoire de se retirer dès l'établissement de l'opération, à
mois que cela n'entraîne une perte .Dans ce cas, l'intéressé peut attendre
de pouvoir récupérer son capital.Allah
le sait mieux.»