Louange
à Allah
La
pratique par les musulmans de l’interdiction du mal comporte plusieurs niveaux.
Car les uns doivent le faire par la main. C’est le cas des détenteurs d’une
autorité légale et leurs représentants dûment mandatés, et comme le père vis-à-vis
de son enfant, le maître vis-à-vis de son esclave, et le mari avec son épouse,
si l’auteur du mal ne peut être neutralisé que de cette manière. D’autres doivent
combattre le mal par des conseils, des orientations, des prescriptions, de la
prédication et sans recours à la force, pour éviter de susciter des troubles
et de propager le désordre. D’autres doivent se contenter de la désapprobation
ressentie par le cœur à cause de leur manque d’autorité ou d’éloquence. C’est
le plus faible degré de la foi. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur
lui) a expliqué cela en ces termes : « Quiconque parmi vous constate quelque
chose de condamnable qu’il le change avec sa main. S’il ne le peut pas, qu’il
le fasse grâce à la parole. A défaut, qu’il le désapprouve en son cœur, car
cette attitude constitue le faible degré de la foi » (cité par Mouslim
dans son Sahih d’après un hadith d’Abou Said al-Khoudri (P.A.a).
Si
l’intérêt de la religion justifie sa présence dans le milieu où le mal est perpétré
et qu’il ne craigne pas la tentation de joindre les auteurs du mal et qu’il
continue à la combattre dans la mesure de ses moyens, il peut rester sur place.
Autrement, il doit partir pour préserver sa foi.
Extrait des avis de la Commission, 12/335.