Louanges à Allah
Premièrement, il est vrai
que l’un des plus grand bienfait dont Allah puisse gratifier une fille en
ce temps rempli de tentations est de trouver un mari bon, pieux et respectueux
des droits de son Maître et de ceux de sa femme.
Quand une femme raisonnable et droite trouve un homme dont elle
est satisfaite de la piété et de la moralité, elle ne doit pas refuser de
l’épouser sous prétexte de poursuivre des études ou d’exercer un emploi. Car
si elle refuse de se marier à cet âge et devient plus âgée, elle pourrait
être amenée au moment du mariage à renoncer à bien des choses auxquelles elle
tenait fortement quand elle était toute jeune et plus désirable.
Deuxièmement, s’agissant
de l’opposition au père à propos du choix du mari, elle doit être examinée
de façon détaillée : si le père s’oppose au mariage pour une raison religieusement
juste, on doit lui obéir et éviter de le contrarier. Car agir ainsi reviendrait
à le maltraiter. Or ce comportement fait partie des pêchés majeur. Si la raison
de l’opposition est d’ordre profane ou social sans rapport avec la religion
et les objectifs de sa législation, on ne commettrait aucun pêché en s’opposant
à lui. Encore faut-il chercher, autant que faire se peu, à le convaincre.
Nous n’en mettons pas
moins un accent particulier sur la nécessité de répondre favorablement au
désir d’un père raisonnable car il connaît mieux que quiconque l’intérêt de
sa fille.
Quant à vous, si Allah vous facilite le mariage, vous verrez
un jour un homme venir demander la main de votre fille. Et si votre mari et
vous-même jugiez que le prétendant ne convenait pas à votre fille,seriez vous
contente de voir votre fille s’opposer à son père et à vous-même ?
Parfois le père peut ne
pas approuver que sa fille, une fois mariée, aille à l’étranger puisqu’il
la veut près de lui et craint qu’elle soit lésée dans ses droits quand elle
se trouve loin des siens et seule à l’étranger avec son mari. Ce jugement
(paternel) peut être réaliste parce que fondée sur une expérience vécue et
indéniable.
Cheikh Salih al-Fawzan (Puisse Allah le Préserver) a dit :
« Elle peut imaginer que le prétendant convient alors que tel n’est pas
le cas. Aussi ne doit elle pas s’opposer à son père aussi longtemps que celui-ci
vise son intérêt ». Voir al- Mountaga mir fatawa Cheikh al-Fawzan,
5/242.
Nous avons dit dans la
réponse donnée à la question
n° 6398 :
« La famille est mieux placée habituellement et souvent pour choisir
le meilleur prétendant pour leur fille. Car la fille manque souvent de connaissances
et d’expérience dans la vie et peut ne pas connaître ce qui est bon. Elle
peut même être trompée par un certain discours et laisser ses sentiments l’emporter
sur sa raison. Voilà pourquoi il vaut mieux que la fille ne rejette pas l’avis
de sa famille, si celle-ci est pieuse et raisonnable ».
Référez-vous à la réponse
donnée à la question n° 20162
pour découvrir les histoires de certaines femmes qui, malgré l’opposition
de leurs familles, ont épousé les gens qu’elles se sont choisies.
Troisièmement, la femme
a nécessairement besoin d’un tuteur légal pour établir le mariage. C’est un
des aspects fondamentaux du contrat. La femme ne peut pas établir son propre
mariage sans un tel tuteur. Si elle le fait, le contrat est nul et ne possède
pas les statuts d’un mariage légal. C’est ce qui ressort des propos du Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui) : « Chaque fois qu’une femme
se marie sans l’autorisation de son tuteur légal, son mariage est nul, nul,
nul ». (Rapporté par at-Tirmidhi, 1102 et jugé authentique par al-Albani
dans Sahih at-Tirmidhi. Se référer à la réponse donnée à la question n° 7989.
Quatrièmement, il n’est
pas permis de s’établir en pays mécréants et polythéistes sauf en présence
d’une excuse légale comme la recherche d’un traitement médical, le commerce,
la prédication entre autres occupations nécessaires. S’agissant d’une installation
durable, elle n’est pas permise compte tenu des propos du Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui) : Je désavoue tout musulman qui s’établit chez
les polythéistes » (rapporté par Abou Dawoud, 2645 et déclaré authentique
par al-Albani dans Sahihi Abi Dawoud.
Cinquièmement, nous attirons
l’attention (des lecteurs) sur deux choses mentionnées dans votre question
à savoir : votre travail et votre connaissance du jeune que vous voulez
épouser.
Quant au travail de la
femme, il n’y a aucun doute, comme vous le dites, qu’en principe, il doit
de préférence s’exercer au foyer pour lui permettre de sauvegarder les droits
de son mari et de ses enfants. Si toutefois la femme est amenée à travailler
hors de chez elle, il faudrait qu’elle veille à ce que son activité soit débarrassée
de tout aspect illicite et s’exerce dans un environnement religieusement acceptable.
Aussi ne lui est il pas de travailler dans une banque usurière ou une société
d’assurance. Si le travail en lui-même est licite mais il s’exerce dans un
milieu marqué par une forte mixité qui ouvre la porte à des échanges (extra
professionnels) entre les deux sexes et permet à la femme de faire la connaissance
de gens de l’autre sexe, il ne lui est pas permis de travailler dans un tel
mieux.
Quant à votre connaissance
de ce jeune, si vous êtes parvenue par une voie interdite comme la correspondance
ou la conversation (à distance) ou grâce à ce qu’on appelle programmes
permettant de faire des connaissances de l’autre sexe, si tel est le cas,
vous devriez vous repentir et solliciter le pardon. Car il n’est permis à
une femme de correspondre ou d’entrer en conversation avec un homme qui lui
est étranger. En plus, c’est une raison de l’empêcher de vous épouser.
Nous avons déjà expliqué
mainte fois le jugement d’un tel acte. Référez-vous aux réponses données aux
questions n° 78375
Pour nous résumer, nous
pensons que vous ne devriez pas vous précipiter à épouser un prétendant non
agréé par votre tuteur (religieux). Si vous estimez que le refus de votre
père n’est pas fondé sur un motif religieux acceptable, efforcez vous à le
convaincre avec l’aide de votre mère ou un d’un autre membre de la famille
ou de vos proches écoutés par votre père. Votre âge s’approchant de la trentaine,
vous avez droit à ce que votre tuteur se donne pour première préoccupation
de vous choisir le mari qui vous convient et non l’emploi qui vous convient.
Je demande à Allah l’Auguste
et Puissant de choisir pour vous ce qui est mieux ici-bas et dans l’au-delà.
Allah le sait mieux.