Réponse
Le
Messager d’Allah sortait de son domicile le vendredi puis il s’installait
sur la chaire puis on lançait l’appel à la prière puis le Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui) prononçait son sermon. Si la prière du vendredi devait
être précédée d’un autre appel, il les en aurait informé et leur aurait recommandé
de la faire immédiatement après le l’appel à la prière et l’aurait
fait lui-même.
Par ailleurs,
il n’y avait à l’époque du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui )
que seul appel à la prière suivi immédiatement de la prêche. Voilà pourquoi
l’écrasante majorité des imams sont unanimes à soutenir qu’aucune prière surérogatoire
liée à une heure fixe et possédant un nombre déterminé de rak’a ne
précède la prière du vendredi car aucun acte ni parole n’a été rapporté du
Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) à cet égard.
Il n’aurait donc rien institué à ce propos, ni par l’acte ni par la parole.
C’est ce que disent Malick, Shafi ainsi que la plupart de ses compagnons.
C’est aussi l’avis
le plus répandu dans l’école d’Ahmad.
Al-iraqi dit : « Je n’ai pas connaissance que les trois imams recommandent
qu’elle soit précédée d’une prière surérogatoire ». Ce que le traditionniste
al-Albani commente en ces termes: « C’est pourquoi cette prétendue sunna
n’est pas mentionnée dans al-Umm de Shafi ni dans al-massail
de l’imam Ahmad ni dans les oeuvres des imam anciens, selon ma connaissance.
C’est pourquoi je dis : ceux qui pratiquent cette « sunna » ne suivent
pas le Messager et n’imitent pas les imams, mais ils se réfèrent à des gens
des générations postérieures qui étaient, comme eux mêmes, non pas des chercheurs
capables de fructifier les textes, mais des imitateurs. Je m’étonne de voir
un imitateur en copier sur une autre » Voir al-Qwl-al mubine,
60,374.
Ensuite
le premier appel à la prière du vendredi doit être séparé du deuxième par
un temps suffisant pour permettre aux gens de se préparer pour la prière.
Il n’est pas juste
que ce temps soit être aussi bref que le temps nécessaire à l’accomplissement
de deux rak’a ou d’autres activités similaires comme cela se pratique
dans certains pays et mosquées.
Quant aux invocations
répétées en choeur suite à l’imam au sortir de la prière, voici ce qu’en dit
Cheikh Ibn Outhaymine dans la Fatwa (P.368) «Ceci relève des pratiques
innovées qui n’ont été rapportées ni du Prophète (bénédiction et salut soient
sur lui) ni de ses compagnons.
Ce qui est recommandé
aux prieurs après la prière c’est de rappeler Allah le Très Haut conformément
aux enseignements du Messager d’Allah. Ce rappel doit se faire à haute voix
selon le hadith d’Ibn Abbas rapporté par Boukhari qui : « A l’époque
du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) il était de coutume de pratiquer
le dhikr à haute voix quand on venait de terminer une prière obligatoire.
A propos de la
prière immédiatement après celle du vendredi, voici ce qu’Ibn Qayyim en dit
dans az-Zad (1/440) : « Quand le Prophète (bénédiction et salut soient
sur lui) avait terminé la prière du vendredi , il regagnait son domicile et
y effectuait les deux rak’a surérogatoires d’usage.Mais il disait à
ceux qui voulaient effectuer cette prière à la mosquée de porter les rak’a
à quatre. Notre Maître Ibn Taymiyya, Aboul abbas dit : « Si le fidèle
prie dans la mosquée le nombre de rak’a est de 4 et s’il le fait chez
lui, le nombre est de 2 » C’est ce qui s’appuie sur les hadith. Dans
ses Sunan (1130), Abou Dawoud cite qu’Ibn Omar priait quatre rak’a
à la mosquée et deux chez lui.
Quant au fait
de se frotter le visage avec les mains au bout d’une prière, il ne repose
sur aucun hadith authentique. Bien plus, certains ulémas le déclarent nettement
hérétique. Voir Mudjam-al-bida’ , p 227
Ne
pratiquez pas une innovation et s’y participez pas.
Recommande la pratique de la Sunna, rappelle-là aux gens et apprend
leur les dispositions de la Charria.
Nous demandons
à Allah de bénir notre Prophète Muhammad.