Louanges à Allah
il y a une
divergence de vues au sein des ulémas à propos de l'âge de la ménopause. Les
uns le fixe à 50 ans et les autres à 60 ans. Ce qui est juste c'est qu'il n' y
a pas de limite et que la situation varie d'une femme à l'autre.
Cheikh Ibn Outhaymine
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «les femmes sont différentes;
les unes arrivent très tôt à la ménopause tandis que d'autres n'y arrivent qu'à
l'âge de 60 ou 70 ans. Aussi long temps qu'une femme continuera à voir ses
règles, il doit agir en conséquence car Allah Très haut et Béni dit: «vos
femmes qui n'espèrent plus avoir de règles » (Coran,65:4)
Il n'a pas fixé une limite car l'âge de la ménopause varie chez les femmes. En
somme, le sang des règles constitue une impureté comme Allah l'a décrit. Chaque
fois que ce sang apparaît, la femme doit prendre les dispositions requises.»
Extrait de fatawa nouroune
ala adharb par Ibn Outhaymine (123/12).
Cela étant, si votre mère a
atteint la ménopause avant d'être atteinte de la maladie en question, le
saignement qu'elle constate ne relève pas des règles. Elle doit le bloquer, se
laver et faire ses ablutions pour chaque prière. Si cela lui est arrivé avant
la ménopause, elle doit se référer à la durée normale de son cycle menstruel
pour s'abstenir de prier pendant ce temps. Puis elle prend un bain rituel et se
remet à faire la prière, même si le saignement continuait car il ne s'agit plus
alors de règles.
Les ulémas de la Commission
Permanente pour la Consultance disent: «La femme confrontée à un saignement
continu se nettoie chaque fois qu'elle veut faire la prière et elle doit
utiliser une garniture pour bloquer le sang. Ensuite, elle fait ses ablutions
et prie. Elle doit agir ainsi à chaque prière, compte tenu de la parole du
Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) adressée à une femme confrontée
à un saignement irrégulier: «Faits tes ablutions pour chaque prières». Fatwa de
la Commission Permanente (4/259).
Cheikh Ibn Outhaymine
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé à propos du cas
d'une femme de 56 ans dont le cycle menstruel est perturbé depuis de l'âge de
50 ans; elle voit ses règles deux à trois fois par mois. Ses règles durent
parfois 9 jours. La couleur du sang qu'elle voit est comme la couleur du sang
des règles. Elle ne recouvre pas sa propreté rituelle complètement entre deux
apparitions des règles. Elle s'abstenait de prier et de jeûner chaque fois que
le saignement commençait. Pendant ce temps, il est devenu clair que le
saignement provenait d'une tumeur dans l'utérus puisque le médecin l'a
confirmé. Quelle doit être l'attitude de cette femme face au jeûne, à la prière
et aux rapports intimes? Comment juger les six années passées?
Voici sa réponse: «Si les
médecins affirment que le saignement résulte d'une blessure, l'intéressée est
rituellement propre et peut prier et jeûner. Si cela n'est pas clairement
établi, elle est assimilée à une femme confrontée à une menstruation
irrégulière. Dans ce cas, elle s'abstient de prier et de jeûner pendant la
durée de son cycle habituel. Puis elle se remet à prier et à jeûner, même si le
saignement continuait. Son mari peut avoir des rapports intimes avec elle.
S'agissant du passé, elle n'assume aucune responsabilité car le Prophète
(Bénédiction et salut soient sur lui) ne donnait pas aux femmes confrontées à
une menstruation irrégulière l'ordre de rattraper les prières ratées.» Thmaratou tadwiin,p. 25.
Allah le sait mieux.