Réponse
Louange à Allah
Premièrement, la parole
juste à laquelle l’on doit se conformer a été exprimée par le Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui ) en ces termes : « Jeûnez quand vous le verrez
et mettez fin à votre jeûne quand vous le reverrez. Si des nuages vous empêchent de voir la lune,
portez le mois à 30 jours ». Ce qui veut dire qu’en matière de fixation
du début et de la fin du Ramadan, il ne convient de tenir compte que de la
vision oculaire du croissant lunaire.
La loi islamique dont Allah a investi Muhammad (bénédiction et salut soient
sur lui) est totalitaire et éternelle et régnera jusqu’au jour de la Résurrection.
Elle est valable en tout temps et en tout lieu. Que les sciences profanes
progressent ou pas et qu’il y ait des instruments de mesure ou pas et qu’il
y ait dans les pays des gens qui maîtrisent le calcul astronomique ou pas.
Le recours à la vision est à la portée de tout un chacun partout et toujours.
Ce qui n’est pas le cas du calcul astronomique. Car parfois on trouve des
gens qui le maîtrisent parfois on n’en trouve pas. De même, les instruments
peuvent être disponibles comme ils peuvent ne pas l’être.
Deuxièmement, Allah le Très Haut sait ce qui était et ce qui sera à propos
du progrès de l’astronomie et des autres sciences. Ce qui ne l’a pas empêché
de dire : « Donc, quiconque d' entre vous est présent en ce mois, qu'
il jeûne!» (Coran, 2 :185), propos expliqués par le Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui) en ces termes : « c/c propos soulignés... ».
Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a fait dépendre le début
et la fin du jeûne de la vision du croissant lunaire et ne l’a pas fait dépendre
de connaissances fondées sur des données astronomiques. Pourtant le Très Haut
sait que les astronomes progressent dans leurs connaissances relatives au
calcul du mouvement des astres. Aussi, les musulmans doivent-ils se référer
aux prescriptions divines transmises verbalement par le Messager (bénédiction
et salut soient sur lui ) qui stipulent qu’en matière de début et de fin de
jeûne on compte sur la vision oculaire du croissant lunaire. Ceci est soutenu
de façon quasiment unanime par les ulémas. Celui qui s’y oppose et privilégie
le calcul astronomique soutient une idée très minoritaire qui ne mérite pas
d’être retenue.