Louanges à Allah
«Noun ne pensons
pas qu'on puisse utiliser cette formule. Bien plus, nous
jugeons son emploi interdit car il est plus grave que ce qui est visé
dans les propos suivants du Messager (Bénédiction
et salut soient sur lui): «Qu'aucun
d'entre vous ne dise: Seigneur, pardonne moi si
tu veux, ou Seigneur, accorde moi Ta miséricorde si Tu
veux». C'est parce que la prière
fait partie des moyens de repousser l'exécution des jugements divins comme l'atteste ce hadith:
«Ne peut repousser un jugement divin que la prière».
Allah le Puissant et Majestueux peut
décider une chose et met en place des obstacles à
son application. Il peut juger qu'un Tel empêchera l'application d'un jugement grâce à sa prière.
En réalité, c'est alors Allah le Puissant et Majestueux Lui-même qui annule le jugement. Voici un exemple: le malade doit il
dire : Seigneur, je ne Te demande pas la guérison, mais l'atténuation de la souffrance?
Non, il doit
dire plutôt: Seigneur, certes nous
Te demandons la guérison. Il doit demander ce qu'il vaut
de façon ferme au lieu de
dire: ô Maître, je ne désapprouve pas, mais fais doucement!
Allah le Puissant et Majestueux
n'est Il pas le plus généreux
des généreux? Seul Lui est
capable de vous éviter grâce à votre
prière ce qu'Il a décidé de vous infliger. Voilà pourquoi nous pensons que
l'emploi de la formule en
question est interdite et qu'il faut dire: «Seigneur, je Te demande le bien être, la guérison,
le retour d'un absent ou d'autres besoins du même genre.»
Fatwa nouroun ala ad-darb
par Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder sa
miséricorde)
http://www.ibnothaimeen.com/all/sound/article_17381.shtml
Les
ulémas de la Commission Permanente pour la Consultance ont été interrogés à propos de ladite formule et ils ont répondu en ces termes: «Nous
ne sachions pas que cette formule
soit justement rapportée du Prophète
(Bénédiction et salut soient sur lui).
Il vaut mieux s'en passer d'autant plus qu'il existe des prières pouvant en tenir lieu telle:« Je Te demande
de rendre bon l'aboutissement
de Tes jugements sur moi.» (Rapporté
par Ahmad et Ibn Madia et l'auteur du Moustadrak. Celui-ci qualifie la chaîne de transmission du hadith d'authentique) et tel ce que
rapporte Abou Hourayra (P.A.a) en ces termes: «Le Messager d'Allah (Bénédiction et salut soient sur lui)
avait l'habitude de
demander à être protégé contre les épreuves exténuantes, l'acharnement des malheurs, les jugements néfastes et un sort qui fait plaisir
à l'ennemi.» Soufyan, l'un
des rapporteurs de ce hadith, dit : « Le hadith précise
trois choses et j'ai ajouté une
quatrième et ne
sais plus laquelle.»
(Rapporté par al-Boukhari)
Allah est le garant de l'assistance. Puisse Allah bénir et saluer notre Prophète Muhammad, sa famille et ses
compagnons.
Cheikh Abdoul Aziz
ibn Baz
Cheikh Abdoul Aziz
Al Cheikh
Cheikh Salih al-Fawzan
Cheikh Bakr Abou
Zayd
Fatwa de la Commission Permanente pour
la Consultance ,24/291.
Allah le sait
mieux.